Le jeûne, le diabète et les maladies chroniques

Le jeûne et le diabète

Le jeûne peut être un défi pour les personnes atteintes de diabète, en effet  l’organisme a plus de difficulté à réguler la glycémie et les taux d’insuline que chez les personnes qui ne sont pas atteintes de diabète. Cependant, la recherche montre que le jeûne intermittent peut être bénéfique pour aider à rétablir la glycémie à un niveau normal. L’hypoglycémie, ou faible taux de sucre dans le sang est la plus grande préoccupation en ce qui concerne le jeûne et le diabète.

Si vous êtes diabétique et que vous souhaitez jeûner, assurez-vous d’avoir l’autorisation et la supervision de votre médecin avant de commencer tout type de jeûne.

Si votre médecin approuve le jeûne intermittent, familiarisez-vous avec les symptômes de l’hypoglycémie et ayez un plan en place pour traiter votre glycémie si elle est trop basse. Si la glycémie dépasse 300 milligrammes par décilitre ou tombe en dessous de 70 milligrammes par décilitre, arrêter immédiatement le jeûne et appliquer le traitement approprié.

L’hypoglycémie est plus susceptible de survenir chez les personnes atteintes de diabète de type 1 que chez celles atteintes de diabète de type 2. Les signes d’hypoglycémie comprennent :

    • Faim
    • Fatigue
    • Rythme cardiaque irrégulier
    • Anxiété
    • Irritabilité
    • Peau pâle
    • Transpiration accrue

L’hypoglycémie grave peut causer :

    • Comportement anormal ou confusion mentale
    • Troubles de la vision
    • Perte de conscience

Si vous ressentez l’un de ces symptômes, consultez immédiatement votre médecin.

Équilibrez votre taux d’insuline et votre taux de glucose

Votre corps tire son énergie de trois sources principales connues sous le nom de macronutriments : les glucides, les lipides et les protéines, dans cet ordre. L’ingestion de ces macronutriments entraîne une augmentation du glucose et de l’insuline, mais le degré d’augmentation de ces taux varie en fonction de l’aliment que vous consommez et de la quantité que vous en consommez.

Les glucides, en particulier les glucides raffinés et les sucres simples, sont à l’origine des augmentations les plus importantes du glucose et de l’insuline, tandis que les matières grasses et les protéines entraînent des augmentations plus modérées. C’est important parce que l’augmentation de la glycémie et de l’insuline affecte la façon dont vous utilisez le sucre et l’hormone. La façon dont votre corps réagit à l’insuline en dit long sur votre capacité à perdre du poids et sur votre santé en général.

L’une des principales fonctions de l’insuline est de faire passer le glucose de votre circulation sanguine dans vos cellules, où il est utilisé comme énergie, ou dans le foie, où il est transformé en glycogène et stocké pour une utilisation ultérieure. Si vous êtes résistant à l’insuline, votre corps ne répond pas correctement aux quantités normales d’insuline et, au lieu de se déplacer vers vos cellules, le glucose et l’insuline restent dans le sang. Lorsque le glucose et l’insuline restent dans le sang, le pancréas libère encore plus d’insuline dans le but d’abaisser votre taux de glucose (glycémie). Des taux élevés d’insuline sont liés à une capacité réduite de brûler les graisses, c’est-à-dire à la difficulté de perdre du poids. Mais qu’est-ce qui cause la résistance à l’insuline et comment peut-on l’inverser? Le jeûne.

Résistance à l’insuline

Les statistiques montrent qu’environ soixante à soixante-dix millions d’adultes sont affectés par l’insulinorésistance. Si elle n’est pas corrigée, la résistance à l’insuline peut détruire les cellules bêta (les cellules responsables de la production et de la libération de l’insuline) du pancréas et contribuer au développement du prédiabète et du diabète. L’American Diabetes Association (ADA) estime que 70 pour cent des personnes atteintes de résistance à l’insuline développeront un diabète de type 2 si des changements significatifs ne sont pas apportés à leur mode de vie.

La façon d’aider à corriger la résistance à l’insuline est de diminuer la quantité d’insuline produite par votre corps — et vous pouvez le faire en mangeant moins. Lorsque vous mangez, les niveaux de glucose et d’insuline dans votre corps augmentent. Par conséquent, votre corps commence à brûler du glucose pour obtenir de l’énergie plutôt que des graisses. Lorsque vous ne mangez pas, les niveaux de glucose et d’insuline restent plus bas et votre corps se tourne vers les graisses stockées pour trouver de l’énergie, ce qui entraîne en fin de compte une perte de poids.

Lutte contre le prédiabète et le diabète

Selon le rapport 2017 des statistiques nationales sur le diabète publié par les Centers for Disease Control and Prevention, environ 30,3 millions d’Américains vivent actuellement avec le diabète, et 7,2 millions d’entre eux sont des cas non diagnostiqués. En outre, 84,1 millions d’adultes (près de 34 % de la population adulte américaine) vivent avec le prédiabète.

Lorsque vous jeûnez et apprenez à votre corps à brûler les graisses pour obtenir de l’énergie plutôt que du glucose, non seulement cela fait baisser les taux d’insuline et de glycémie, mais cela améliore aussi la sensibilité à l’insuline. Des taux de glycémie équilibrés sont également associés à :

  • Amélioration de la glycémie à jeun (glycémie après douze heures sans manger)
  • Amélioration de la glycémie postprandiale (glycémie après un repas)
  • Diminution de la variabilité du glucose (augmentation et chute drastiques de la glycémie)

La réduction de la variabilité du glucose est particulièrement remarquable lorsqu’il s’agit de préoccupations liées à la faim. Lorsque vous avez faim après une courte période de temps sans nourriture, c’est souvent parce que votre glycémie diminue considérablement après une augmentation. C’est parce que votre pancréas libère une poussée d’insuline en réponse à la présence de glucose dans votre sang. Lorsque l’insuline pénètre dans votre sang et transporte le glucose dans vos cellules, il en résulte une diminution de la glycémie. Cette diminution est la cause de la faim et de tout symptôme inconfortable qui l’accompagne. Plus la hausse initiale de la glycémie est élevée, plus la baisse sera importante.

Contrôlez les maladies chroniques

Le stress du jeûne peut être catégorisé comme eustress pour la plupart des personnes. Il est léger, apporte de nombreux bienfaits à la santé et peut vous pousser à atteindre des buts ultimes.

Néanmoins, si vous souffrez déjà d’une détresse chronique, vous devrez maîtriser la situation avant d’intégrer le jeûne intermittent à votre vie quotidienne. En cas de stress chronique, votre corps pompe continuellement du cortisol. Lorsque les taux de cortisol restent élevés pendant une longue période, cela peut entraîner :

    • Maladies cardiaques
    • Anxiété
    • Dépression
    • Difficulté de sommeil
    • Problèmes digestifs
    • Maux de tête
    • Problèmes de mémoire et de concentration
    • Gain de poids

Le stress chronique affecte de manière négative le fonctionnement des glandes surrénales et leur complique la régulation correcte des hormones.

Si vous êtes déjà soumis à un stress chronique important, il est extrêmement important de bien maîtriser votre taux de cortisol et le bon fonctionnement de vos glandes surrénales avant de commencer à jeûner.

Vous pouvez réduire le taux de cortisol en faisant de la méditation, en évitant de boire du café, en ayant assez d’heures de sommeil, en suivant une alimentation saine pendant un certain temps avant de commencer le jeûne et en évitant l’exercice excessif. Des exercices à faible impact comme le yoga peuvent vous aider.

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